Déjà en proie à la pauvreté - un enfant meurt toutes les 30 minutes de maladies évitables par la vaccination, de malnutrition ou du manque d'eau potable -, la République centrafricaine souffre d'instabilité liée aux divisions internes qui se traduisent par des insurrections armées et se combinent parfois avec la criminalité, en particulier dans le nord du pays.
La sécurité s'y est dégradée au point que les communautés fuient dans la brousse et vivent dans des conditions extrêmement précaires (manque de nourriture, d'eau potable) pour échapper aux exactions des milices et des bandits qui brûlent les villages, terrorisent et tuent la population en toute impunité.
Sur une population de 4 millions de personnes, 212 000 sont aujourd'hui déplacées, dont 25 000 enfants de moins de 5 ans. Dans le nord-est du pays, plus de 65% des habitants vivent dans la brousse et la plupart des villages se sont vidés à 140 km à la ronde. Par ailleurs, quelque 70 000 personnes ont quitté le Centrafrique pour chercher refuge dans les pays voisins, au Tchad, au Soudan ou au Cameroun. Avec le risque d'intensifier la crise humanitaire qui sévit déjà dans ces régions frontalières.
Une évaluation récente de l'Unicef dévoile qu'au moins 75% des enfants sont privés d'école dans le nord ouest, que dans le district de Paoua, le nombre d'élèves est passé de 20 102 avant 2003 à 2 404 aujourd'hui et que les enseignants refusent de venir travailler dans ces régions : comme les autres fonctionnaires, ils ne sont plus payés depuis des mois...
Conséquence de plus de dix ans de guerre, cette situation engendre parmi les jeunes démotivation et désespoir. Tandis que certains adolescents sont recrutés de force comme soldats ou épouses de combattants, beaucoup de filles et de garçons rejoignent les rebellent pour trouver une protection.
L'aide directe de l'Unicef France en République centrafricaine :
2001 et 2007 : l' aide directe de l'Unicef France en République centrafricaine
145 875 ¤ : aide d'urgence éducation et protection (2001-02)
342 000 ¤ : eau potable et assainissement (2002)
152 000 ¤ : scolarisation des filles (2002)
643 000 ¤ : soins obstétricaux d'urgence (2002)
371 302 ¤ : prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant (2005 et 2006).
photo prise au Sénégal (Pauline)



